| Permis
de lotir |
Service
responsable : Urbanisme |
Préambule
: Selon le Code Wallon de l'Aménagement du Territoire,
de l'Urbanisme et du Patrimoine (C.W.A.T.U.P.), nul ne peut,
sans un permis préalable, écrit et exprès
du Collège des Bourgmestre et Échevins, lotir
un terrain.
Par
"lotir", on entend le fait de diviser un bien
en créant au moins deux lots non bâtis afin
de vendre, louer pour plus de neuf ans, céder en
emphytéose ou en superficie au moins un de ces lots,
ou offrir un de ces modes de cession pour au moins un de
ces lots, en vue soit de la construction d'une habitation
ou du placement d'une installation fixe ou mobile pouvant
être utilisée pour l'habitation.
Le Collège
des Bourgmestre et Échevins ou le Conseil communal,
le fonctionnaire délégué et le Gouvernement
peuvent subordonner la délivrance du permis de lotir
aux charges qu'ils jugent utile d'imposer au demandeur dans
le respect du principe de proportionnalité, charges
limitées, outre la fourniture de garanties financières
nécessaires à leur exécution, à
la réalisation ou à la rénovation à
ses frais de voiries ou d'espaces verts publics ou de construction
ou équipements publics ou communautaires.
Modalités
: La demande de permis de lotir est adressée à
la commune par envoi recommandé à la poste
avec accusé de réception postal ou déposée,
contre récépissé, à la maison
communale. Cette demande est composée des documents
suivants :
-
deux
exemplaires de la demande permis sur un formulaire dressé
par la commune et mis gratuitement par elle à la
disposition du demandeur.
-
un
document établissant que le demandeur est propriétaire
des terrains ou qu'il a été mandaté
par le propriétaire;
-
un
plan de situation situant le terrain dans le plan de secteur;
-
une
carte topographique indiquant, d'une part la situation
existante du point de vue du relief, de l'occupation du
sol par les éléments bâtis ou de la
végétation et, d'autre part, le relevé
des arbres existants avec indication de leur essence;
-
les
limites de la propriété à lotir,
le tracé des voies d'accès au lotissement,
les points d'arrêt des transports en commun les
plus proches, les canalisations d'eau existantes les plus
proches, les lignes électriques existantes les
plus proches, les canalisations existantes des égouts
les plus proches, les moyens existants pour assurer l'écoulement
des eaux superficielles, les alignements des voiries existantes,
la largeur, la profondeur et la superficie des parcelles,
le numérotage des parcelles, l'orientation, l'échelle,
la densité de logement, les surfaces consacrées
à la voirie, aux espaces verts publics, aux zones
de cours et jardins, zones de recul, les règles
relatives à l'implantation des constructions, les
gabarits des bâtiments à construire, les
emplacements où peuvent être établies
des constructions destinées au lotissement,
Remarque
: Pour la liste complète et détaillée
de tous les documents à fournir et des échelles
des différents plans, nous vous invitons à
prendre contact avec le service
urbanisme, d'autant que des renseignements complémentaires
doivent être également introduits si le lotissement
porte sur une superficie de 3 ha et plus ou implique l'ouverture
de nouvelles voies de communication, la modification du
tracé de voies de communication communales existantes,
l'élargissement ou la suppression de celles-ci, ou
s'il s'agit d'une demande de modification d'un permis de
lotir.
Tarif de la procédure :
Délai d'obtention : L'envoi de la décision
du Collège des Bourgmestre et Échevins intervient
dans les délais suivants à compter de la date
de l'accusé de réception postal ou du récépissé
:
-
30
jours lorsque la demande ne requiert ni avis préalable
du fonctionnaire délégué (= directeur
provincial de l'urbanisme), ni mesures particulières
de publicité, ni avis de services ou de commissions;
-
70
jours lorsque la demande ne requiert pas l'avis préalable
du fonctionnaire délégué mais requiert
des mesures particulières de publicité ou
l'avis de services ou de commissions;
-
75
jours lorsque la demande requiert l'avis préalable
du fonctionnaire délégué mais ne
requiert ni mesures particulières de publicité,
ni avis de services ou de commissions;
-
115
jours lorsque la demande requiert l'avis préalable
du fonctionnaire délégué ou sa décision
sur une demande de dérogation ainsi que des mesures
particulières de publicité ou l'avis de
services ou de commissions.
Validité
: Lorsque le permis de lotir n'implique pas de charges d'urbanisme
ou de travaux d'équipements, il est périmé
pour la partie restante lorsque la vente ou la location
pour plus de neuf ans, la constitution d'emphytéose
ou de superficie d'au moins un tiers des lots n'a pas été
enregistrée dans le délai de cinq ans de sa
délivrance. Dans le cas contraire, le permis est
périmé lorsque le titulaire n'a pas exécuté
les travaux et les charges imposés ou fourni les
garanties financières exigées dans les cinq
ans de sa délivrance.
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